VONINAHITSY Jean Eugène Juriste de formation, pourquoi on s'étonne qu'il ne fait pas sa démission

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VONINAHITSY Jean Eugène Juriste de formation, pourquoi on s'étonne qu'il ne fait pas sa démission

Message  remilab le Mer 29 Mai 2013, 09:42

Juriste de formation, pourquoi on s'étonne qu'il ne fait pas sa démission

BIOGRAPHIE :

VONINAHITSY Jean Eugène est né le 13 décembre 1953 à Bebokoy, son village natal. Son père s’appelait TSIMITSAHO Eugène et sa mère RAZAFIDRASAOLY (feus).

Sous la colonisation, la naissance d’un enfant en dehors de la maternité était passible d’une peine de contravention de 29 jours de travaux forcés à l’encontre du père. Le jour de la naissance de VONINAHITSY Jean Eugène, un chef de détachement militaire français visitait le village. Paniqués, les membres de la famille prirent le bébé et se cachèrent dans un champ de manioc. Un militaire les avait déconseillés de le faire. Ayant appris l’incident, ce chef militaire français, au lieu de sanctionner le père, avait remis un présent pour l’enfant (ro-patsa). Par la suite, l’enfant avait reçu le surnom de « Tsimatahobazaha », littéralement celui qui n’a pas peur des français.
Pendant la colonisation, un événement en présence d’une autorité française signifiait « honneur » pour la famille hôte. C’est la raison pour laquelle l’enfant fut appelé VONINAHITSY quand son père officialisait sa naissance à la Mairie ; Voninahitsy voulant dire Honneur.
Deux ans après sa naissance, l’enfant avait perdu sa mère et fut élevé par sa grand-mère jusqu’à sa neuvième année au village de Folakara Nord, commune d’Ankondromena, district de Miandrivazo où il fréquentait la garderie (école primaire privée). A 09 ans il revient vivre chez son père et est élevé par une marâtre (belle-mère).
En 1960, une école primaire officielle a été ouverte dans son village de Bebokoy où il a été parmi les 120 premiers scolarisés. Parmi ceux-ci, VONINAHITSY Jean Eugène est le seul à avoir terminé ses études, sanctionnées par une Maîtrise en Droit Privé à l’Université d’Antananarivo.
Il est issu d’une famille paysanne et éleveur de bovidés. Pendant son enfance et sa jeunesse (il avait toujours passé ses vacances dans son village), il aidait son père en gardant leurs zébus.
Il avait été à l’école officielle de Bebokoy jusqu’au CE2. Pendant tout ce temps l’amertume des années dures qu’il avait vécues avec sa marâtre l’avait motivé à se battre pour devenir la personnalité qu’il est actuellement.
Il quittait Bebokoy en 1964 pour terminer ses études primaires à Morafenobe où il a obtenu son diplôme de CEPE (Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires). Après il a continué une partie de ses études secondaires au collège privé catholique Saint Laurent de Maintirano jusqu’à la classe de 4ème (1967-1970). Il a fait sa classe de 3ème au CEG de Miandrivazo où il a obtenu son BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle) en 1971. En 1972 il part pour Morondava dans le but de terminer ses études secondaires durant lesquelles il a obtenu son « Pré-Bac » en 1973.
En 1974, il passait son BAC pour la 1ère fois : il est reçu à l’écrit et recalé à l’oral, car il était jugé « Resampiste ». A ce moment il venait de connaître pour la première fois les affres de la persécution politique. C’est à partir de ce moment qu’il a décidé d’entrer dans ce monde, excédé par la raison de son échec au BAC, et des abus de pouvoir perpétrés par le chef de canton et les gendarmes à l’endroit de sa famille à Bebokoy.
Tout naturellement il devient protecteur des faibles, parce qu’il n’a jamais été protégé.
C’est également à cette époque qu’il rencontre PELOPS Ariane, originaire de Morondava, qui deviendra sa femme. L’union a été assez difficile parce que sa future belle famille était réticente, sa fiancée, étant métisse chinoise et française. Cela renforçait sa décision de faire de la politique pour combattre aussi l’apartheid.
Pendant le mouvement populaire de 1972, VONINAHITSY Jean Eugène était parmi les meneurs au Lycée de Morondava. Aussi il était pressenti avec d’autres meneurs à être envoyés sur l’île de Nosy Lava au Nord-Ouest de Madagascar pour y être emprisonné, mais l’exil n’avait pas eu lieu.
Durant la transition du Général. RAMANANTSOA, VONINAHITSY Jean Eugène, remarqué pour son leadership au Lycée de Morondava, fut appelé à siéger au sein du CNPD (Conseil National Populaire pour le Développement) faisant fonction d’Assemblée Nationale pendant la Transition, mais il avait refusé car il voulait continuer ses études.
A compter de 1974, jeune resampiste au sein du PSM (Parti Socialiste Malgache), il a été persécuté politiquement par le MFM.
Après son BAC, il enseignait au Collège Luthérien de Betela à Morondava. En 1977, l’AREMA le sollicite à se présenter aux élections législatives. Il est élu député de Madagascar, dans la circonscription électorale de Morafenobe, sous la couleur de l’AREMA. C’était pendant la Deuxième République, le premier mandat de Didier RATSIRAKA. Il était alors le plus jeune élu à l’Assemblée Nationale à l’âge de 24 ans.
Pendant son premier mandat, il y avait eu un conflit interne au sein de l’AREMA, notamment dans la province de Mahajanga. En mauvais termes avec le bureau politique, il n’avait pas eu l’investiture de son parti pour le second mandat. Il en avait alors profité pour terminer ses études à l’Université d’Antananarivo jusqu’à l’obtention de sa Maîtrise en Droit Privé. Il avait demandé une bourse d’études au gouvernement pour faire son Troisième Cycle à l’étranger, mais on la lui avait refusée.
L’AREMA le sollicite pour un nouveau mandat mais il a refusé et a proposé un autre candidat à sa place. De 1989 à 1991 il présidait le Fivondronana de Morafenobe faisant fonction de Chef District.
Il était à Antananarivo lors du mouvement populaire de 1991 et a déchiré publiquement sur la Place du 13 mai sa carte professionnelle de Président de Fivondronana et a démissionné du parti AREMA. Il a ensuite participé à la marche du 10 Août 1991 pendant laquelle la garde présidentielle tira sur les manifestants.
Il a apporté sa modeste contribution à la réussite de la lutte populaire de 1991, en tant que 1er élu AREMA à avoir osé démissionner de son poste de Président de Fivondronana pour marquer son opposition à l’Amiral Didier RATSIRAKA. Cette situation a endurci le mouvement populaire sur la Place du 13 mai jusqu’à la destitution de l’Amiral.
Il était co-fondateur du RPSD (Rassemblement Pour la Social-Démocratie) présidé par Pierre TSIRANANA, fils de feu Philibert TSIRANANA, Père de l’indépendance dont le Secrétaire Général était MARSON Evariste et le Secrétaire Général adjoint chargé de l’administration Eugène LECHAT, ancien ministre de Philibert TSIRANANA. C’est ce dernier qui a créé le nom de RPSD.
Pendant la transition du Pr Albert ZAFY, issue de la Convention du 31 Octobre 1991, le Ministère des Finances et le Ministère du Commerce ont été attribués au parti RPSD. VONINAHITSY Jean Eugène était nommé Directeur de Cabinet du Ministère des Finances et Vice-président du Conseil d’Administration de la banque BFV.
En 1993, il est réélu député de Madagascar sous la couleur du RPSD dans la circonscription électorale de Maintirano et élu Vice-président de l’Assemblée Nationale.
A la chute du Pr ZAFY Albert et pour la première fois il se portait candidat aux élections Présidentielles en 1996 sous les couleurs de son parti. Il se trouvait à la cinquième position quand RATSIRAKA était réélu.
A son retour au pouvoir, l’Amiral Didier RATSIRAKA a dissous l’Assemblée Nationale, mais au cours des élections législatives anticipées de 1997, VONINAHITSY Jean Eugène était réélu dans la circonscription électorale de Maintirano, et réélu Vice-président de l’Assemblée Nationale.
A la suite de sa dénonciation des manœuvres frauduleuses perpétrées par l’Amiral Didier RATSIRAKA, en l’occurrence sur l’acquisition et l’emploi du pont flottant d’Ivoloina dont RATSIRAKA prétendait avoir acheté au Gouvernement Ukrainien au cours de sa visite officieuse en Ukraine. RATSIRAKA a utilisé ce pont à des fins lucratives en faveur de sa famille sur une route nationale.
C’est pour cette raison que VONINAHITSY Jean Eugène a été accusé de diffamation en la personne de Monsieur RATSIRAKA et de divulgation de fausses nouvelles contre le Chef de l’Etat. Par la suite, un dossier avait été monté contre lui pour chèque sans provision en 2000.
Il avait été relaxé au tribunal de 1ère instance d’Antananarivo pour le premier chef d’inculpation et a été condamné à 6 mois d’emprisonnement ferme à Ambatolampy pour chèque sans provision. Il a été enfin acquitté après l’arrêt de la Cour Suprême qui avait statué sur sa requête pour révision de procès.
Du temps où il était Maire d’Antananarivo, RAVALOMANANA avait contacté VONINAHITSY Jean Eugène pour l’aider aux élections présidentielles.
Mais dès son élection, RAVALOMANANA avait commencé à lui chercher la petite bête en guise de remerciement. Pendant la préparation des élections législatives de 2003, RAVALOMANANA avait quand même sollicité le parti de VONINAHITSY Jean Eugène pour un deal, dans le but d’obtenir la majorité législative. Donc il avait créé une alliance de trois (3) partis : le RPSD dont VONINAHITSY Jean Eugène était le SG à l’époque, l’AVI, parti de Monsieur RATSIRAHONANA Norbert Lala et le TIM, parti de RAVALOMANANA, pour former le FIRAISANKINAMPIRENENA.
Mais VONINAHITSY Jean Eugène avait décliné cette alliance et s’était présenté sous sa couleur. Ce refus avait irrité RAVALOMANANA, aussi il avait déployé tous les efforts pour empêcher sa candidature aux législatives.
Avant les élections, surpris par l’arrêt de la Cour Suprême, à savoir la relaxation pure et simple de VONINAHITSY Jean Eugène, RAVALOMANANA avait forcé la Ministre de la Justice de l’époque à faire recommencer la révision du procès qui avait été une chose faite déjà jugée par la Commission Spéciale appelée « Pourvoi à l’Intérêt de la Loi » (PIL), composée de seize magistrats de la Cour Suprême.
VONINAHITSY Jean Eugène avait donc été jugé de nouveau par une Commission composée de trois magistrats de la Cour Suprême qui siégeaient déjà dans la Commission Spéciale L’affaire fut classée sans suite, ce qui lui avait permis de se présenter aux élections. Il est alors réélu pour la 2ème fois dans la circonscription électorale de Maintirano.
Pendant cette élection, VONINAHITSY Jean Eugène avait battu le candidat TIM avec une différence de voix de 1 600. RAVALOMANANA avait obligé la HCC (Haute Cour Constitutionnelle) à faire recommencer les élections dans cette circonscription. VONINAHITSY Jean Eugène avait malgré tout battu le candidat TIM avec un meilleur score, une différence de voix de 1 720.
A partir de ce moment, VONINAHITSY Jean Eugène avait décidé de prendre ses distances vis-à-vis de RAVALOMANANA. Dans la foulée, lui et son parti avaient choisi le camp de l’opposition en 2003.
Il avait ainsi dirigé le mouvement populaire dans chaque province avec le Pr. ZAFY pour déstabiliser le pouvoir de RAVALOMANANA.
En 2005, un dossier avait été monté contre VONINAHITSY Jean Eugène, soi-disant pour avoir commis des infractions de trafic d’influence, de menaces verbales et de corruption. Il était jugé et relaxé pour les infractions menaces verbales et corruption, mais condamné à 02 ( deux ) ans d’emprisonnement ferme pour l’infraction de trafic d’influence.
Durant son emprisonnement, des criminels détenus s’étaient évadés. L’évasion est une chose courante en milieu carcéral malgache. Alors qu’il n’avait rien à y voir, étant donné que cela n’avait aucun intérêt pour lui, il a été injustement inculpé de faciliter cette évasion. L’infraction a été qualifiée comme correctionnelle et il a écopé de quatre ans de prison ferme. Il a donc finalement écopé de six ans de prison ferme. Mais grâce aux événements de 2009 il avait pu sortir et n’en a finalement fait que trois ans et quatre mois.
Actuellement membre du Congrès de la Transition faisant fonction de député, il dirige le Regroupement politique « Les As » ( Les Autres Sensibilités ). « Les As » sont parmi les dix entités signataires de la Feuille de route.
De ce fait, il a un quota de 03 ( trois ) ministères au sein du Gouvernement de la Transition. Il s’agit du Ministère des Travaux Publics et de la Météorologie, du Ministère de l’Intérieur et du Ministère de la Population.
Toutes ces années de prison ne sont en fin de compte que des tracasseries politiques. Durant les mandats des trois présidents RATSIRAKA, ZAFY et RAVALOMANANA, VONINAHITSY Jean Eugène a toujours connu la persécution politique. En effet il a toujours dénoncé les promesses d’ivrognes des dirigeants successifs, ce qui lui a valu des montages de faux dossiers à son encontre, voire des années de prison.
Actuellement, beaucoup de malagasy le sollicitent à se présenter aux élections présidentielles.
Mais comme il est démocrate, il laisse au congrès du Regroupement « Les As » la sagesse de décider de le laisser porter sa couleur lors de ces élections présidentielles.

VONINAHITSY est candidat officiel aux élections présidentielles de 2013

remilab
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