Souvenons-nous, c’était en mars 2009, Andry Rajoelina accédait au pouvoir à la suite d’un coup d’état militaire et annonçait en grande pompe l’acquisition future d’hélicoptères pour l’armée malgache pour lutter contre le phénomène dahalo.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Souvenons-nous, c’était en mars 2009, Andry Rajoelina accédait au pouvoir à la suite d’un coup d’état militaire et annonçait en grande pompe l’acquisition future d’hélicoptères pour l’armée malgache pour lutter contre le phénomène dahalo.

Message  inko le Jeu 09 Mai 2013, 10:27

Le président de la HAT se trouverait dans le collimateur de la Justice belge. L’enquête sur la vente des hélicoptères belges à l’armée malgache est loin d’être en sa faveur. La justice belge aurait même lancé un mandat d’amener à l’endroit d’Andry Rajoelina. Une procédure nécessaire pour la suite des enquêtes. Il faut rappeler que l’achat par l’armée malgache des hélicoptères Allouette, appartenant par le passé à l’armée belge, fait l’objet d’une enquête minutieuse actuellement en Belgique. C’est parce que l’acquisition de ces hélicoptère n’est tout simplement pas claire. En effet, à la suite d’un appel d’offre, c’est une société dénommée MAD Africa Distribution, qui a des liens évidents avec Madagascar, qui a obtenu le marché.

Cette société dirigée par un certain David Verly a par la suite vendu les hélicoptères à l’armée malgache. Jusque là, il n’y a rien d’anormal. Mais quand on apprend que la société MAD Africa n’a pas respecté toutes les démarches nécessaires avant de céder les hélicoptères à l’armée malgache, des questions se posent. D’où l’ouverture d’une enquête en Belgique. Car l’affaire recèle de nombreuses irrégularités. Il fallait en effet une autorisation du ministère des Affaires étrangères belges et du ministère de la Défense en Belgique. Mais ce ne fut pas le cas.
Il faut se rappeler que la Justice belge s’octroie souvent une compétence universelle pour des affaires qui concernent directement des ressortissants belges. Il n’est pas exclu ainsi que la Justice belge rattrape le président de la HAT dans cette affaire. Le responsable de la vente des hélicoptères est tout naturellement le premier ciblé par les enquêtes. Mais un mandat d’arrêt à l’endroit d’Andry Rajoelina est nécessaire à cet effet. On attend la suite des investigations.

inko
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Souvenons-nous, c’était en mars 2009, Andry Rajoelina accédait au pouvoir à la suite d’un coup d’état militaire et annonçait en grande pompe l’acquisition future d’hélicoptères pour l’armée malgache pour lutter contre le phénomène dahalo.

Message  ALOUETTE le Jeu 02 Mai 2013, 16:30


Alouette, gentille Alouette

Une enquête de Tananews passée sous silence et qui ressort par un rapport officiel Belge!
07 janvier 2013 Par Philippe DIVAY

En premier voici l'information donnée par TANANEWS en aout 2012

Alouette, gentille Alouette

Souvenons-nous, c’était en mars 2009, Andry Rajoelina accédait au pouvoir à la suite d’un coup d’état militaire et annonçait en grande pompe l’acquisition future d’hélicoptères pour l’armée malgache pour lutter contre le phénomène dahalo.

Quelque mois plus tard, ce sont quatre (4) hélicoptères Alouette II qui viennent équiper les maigres forces aériennes de la Grande Ile.

Leur origine ? On l’a connait tous : la Belgique. Les hélicoptères vendus à l’armée malgache font partie d’un lot de 23 appareils obsolètes « soldés » par l’armée de l’air belge à la société MadAfrica Distribution appartenant à l’homme d’affaires belge David Verly, une figure bien connue de la place tananarivienne roulant en Hummer, également proche d’Andry Rajoelina et de son conseiller Patrick Leloup.

Le seul bémol à cette transaction c’est le montant de la surfacturation sans précédent constatée dans ce marché public. En effet, le lot avait été publiquement vendu à 900.000 euros à MadAfrica soit 39.130 euros/pièce.

Quelle n’est donc pas la surprise du contribuable malgache quand il apprend que les quatres engins ont été achetés par l’Etat à 750.000 euros soit 187.500 euros la pièce.

Une très belle marge de 148.370 euros par appareil a donc été réalisée (593.480 euros de « valeur ajoutée » au total) sur le dos du citoyen malgache qui a payé presque CINQ FOIS le prix normal de l’hélicoptère. Et c’est sans compter les autres appareils qu’on imagine vendus petit à petit à l’Etat malgache « pour les pièces ».

Sur le terrain, les hélicoptères Alouette II sont complètement inutiles dans la lutte contre le phénomène dahalo, en témoigne cet article de RFI qui indique que le plus souvent « l’hélicoptère est en panne. »

Pire, les militaires malgaches sont tellement nuls que la France a dû dépêcher des éléments du 2ème RPIMA de la Réunion pour piloter les Alouette lors de la parade nationale du 26 Juin 2012.

Des hélicoptères surfacturés cinq fois le prix (480%), qui ne marchent pas quand on en a besoin et pilotés par des militaires français….. et tout ça aux frais du malgache, c’est ça la Transition.

madagascar, helicopteres,

Voici maintenant l'information de ce jour 7 janvier 2013. Bravo les Journalistes. Quant on a une source comme la votre le Pays s'en sortira



Nos lecteurs apprécierions ces extraits d’une publication d’une publication du 9 novembre 2012 du Groupe de Recherche et d’Information pour la Paix et la Sécurité (GRIP) :

En mars 2009, l’opinion publique belge apprend que la Division des marchés publics de la direction générale des ressources matérielles du ministère de la Défense met en vente publique 23 Alouette II au prix d’un demi-million d’euros (…)

En effet, dès le départ, on soupçonne que le destinataire soit la République de Madagascar, dont le nouveau gouvernement a pris le pouvoir à la suite d’un coup d’État militaire. (…)

Alors que la presse s’inquiète de voir l’armée chercher à exporter les Alouette vers Madagascar

, le ministre de la Défense nie formellement une telle intention… et les hélicoptères sont alors mis en vente par appel d’offres en trois lots. L’appel d’offres est remporté par la société bruxelloise MAD Africa Distribution, une société entretenant des liens étroits avec Madagascar.

De plus, malgré la nature militaire du matériel revendu, il semblerait qu’il n’existe pas de réglementations ou procédures particulières pour ce genre d’appels d’offre : à l’exception de la signature d’un certificat de destination finale, l’acheteur n’est tenu par l’armée à aucune obligation spécifique (comme, par exemple, la vérification de ses antécédents judiciaires ou, plus simplement, du type d’activités qu’il mène habituellement) tant avant qu’après la conclusion de la vente.

La vente, d’un montant de 900 000 euros (et non plus 500 000 comme annoncé précédemment), est expliquée par le ministre de la Défense Pieter De Crem comme une transaction concernant du matériel « entièrement démilitarisé » dont « l’équipement militaire enlevé ne fait pas et ne fera pas l’objet d’une vente ».

De son côté, David Verly, le directeur de MAD Africa, ne cache pas que Madagascar est une destination plus que probable des hélicoptères49. Les Alouette II sont finalement exportées à Madagascar.

Conformément aux termes de l’appel d’offre, David VERLY signe un certificat d’utilisation final établissant qu’il est le destinataire final et qu’il n’exportera les biens qu’avec l’autorisation des autorités compétentes. Cette revente se fait pourtant sans autorisation des autorités belges en charge de l’octroi des licences d’exportation militaire (malgré le fait que le destinataire final était une force armée) : à savoir, la Région de Bruxelles-Capitale.

Bien que l’armée belge ait pris connaissance du fait que les hélicoptères étaient arrivés à Antanarivo (et avaient été présentés publiquement lors d’une cérémonie officielle), elle vend le 18 mai 2010 des pièces de rechange et documents pour Alouette II à la même société. Plus surprenant encore, une annonce de vente pour un « important lot de pièces détachées d’Alouette II Astazou » est mise en ligne sur le site ClassicAirCraft dès le 18 avril 2010 (soit un mois avant l’adjudication du marché) vraisemblablement par David Verly (ou en son nom).

Aujourd’hui, selon des sources malgaches, l’armée serait en train de démarcher des fournisseurs afin de les réarmer les hélicoptères pour les utiliser lors d’opérations militaires

Cette affaire est troublante à plus d’un titre. En premier lieu, l’armée semble « faire marche arrière » et décide de vendre les hélicoptères par appel d’offres précisément après que la presse belge se soit inquiétée d’une éventuelle exportation directe.

Deuxièmement, l’armée octroie le marché à une société ayant des liens manifestes avec Madagascar et dont le directeur ne cache pas ses intentions ; et par la suite, le ministère de la Défense semble se laver les mains de ce que MAD Africa a pu faire des hélicoptères.

Troisièmement, cette exportation aurait dû faire l’objet d’une attention particulière étant donné qu’un cas similaire avait déjà fait l’objet de suspicions : en 2002, trois hélicoptères Alouette II en provenance de France et officiellement attribués à un destinataire civil, la Compagnie congolaise Air Katanga, n’avaient pu être transférés au Congo par crainte de détournements éventuels.

De plus, les caractéristiques des Alouette II remettent en question son utilisation civile.

L’Alouette II est un hélicoptère léger dont les utilisations militaires ont été multiples, passant du transport de troupes, aux évacuations ou encore au sauvetage avec treuil. L’Alouette II a beaucoup été employé pour des missions de reconnaissance par l’armée belge et peut être équipé de mitrailleuses. Ses caractéristiques font qu’il peut être classé dans la liste commune des équipements militaires de l’UE dans la catégorie ML10 b. des «véhicules « plus légers que l’air » spécialement conçus ou modifiés pour l’usage militaire, notamment la reconnaissance, l’attaque, l’entraînement, le transport et le parachutage de troupes ou de matériel militaire, le soutien logistique ». Il devrait par conséquent se subordonner à la Position commune de l’UE sur les exportations d’armes.

Il apparaît aujourd’hui que l’utilisateur final des hélicoptères est bel et bien l’armée malgache. Dans ce cas, la société MAD Africa aurait dû d’une part, avertir l’armée belge de son intention de réexporter les hélicoptères (conformément aux dispositions du certificat d’utilisateur final) et d’autre part, demander une licence d’exportation à la région de Bruxelles-Capitale (ce qui n’a jamais été fait).

ALOUETTE
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum